Épîtrers, stances et odes de Voltaire

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Frères Mame, 1808 - 418 pàgines
 

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Passatges populars

Pàgina 108 - Consulter la prudence, et suivre l'équité, Ce n'est encor qu'un pas vers l'immortalité. Qui n'est que juste est dur ; qui n'est que sage est triste. Dans d'autres sentiments l'héroïsme consiste. Le conquérant est craint, le sage est estimé : Mais le bienfaisant charme, et lui seul est aimé ; Lui seul est vraiment roi ; sa gloire est toujours pure ; Son nom parvient sans tache à la race future. A qui se fait chérir faut-il d'autres exploits...
Pàgina 303 - S'occuper, c'est savoir jouir ; L'oisiveté pèse et tourmente : L'âme est un feu qu'il faut nourrir, Et qui s'éteint s'il ne s'augmente.
Pàgina 171 - C'est là leur diadème; ils en font plus de compte Que d'un cercle à fleurons de marquis et de comte Et des larges mortiers à grands bords abattus, Et de ces mitres d'or aux deux sommets pointus.
Pàgina 222 - Ils ont adoré tous un maître, un juge, un père : Ce système sublime à l'homme est nécessaire ; C'est le sacré lien de la société, Le premier fondement de la sainte équité, Le frein du scélérat, l'espérance du juste. Si les cieux, dépouillés de leur empreinte auguste, Pouvaient cesser jamais de la manifester ; Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Pàgina 254 - Je t'écris aujourd'hui, voluptueux Horace, A toi qui respiras la mollesse et la grâce, Qui, facile en tes vers, et gai dans tes discours, Chantas les doux loisirs, les vins, et les amours, Et qui connus si bien cette sagesse aimable Que n'eut point de Quinault le rival intraitable. Je suis un peu fâché pour Virgile et pour toi, Que tous deux nés Romains vous flattiez tant un roi.
Pàgina 171 - Que le chantre flatteur du tyran des Romains, L'auteur harmonieux des douces Géorgiques, Ne vante plus ces lacs et leurs bords magnifiques, Ces lacs que la nature a creusés de ses mains Dans les campagnes italiques ! Mon lac est le premier : c'est sur ses bords...
Pàgina 320 - L'esprit fut en tout temps le fils de la Nature. Il faut dans ses atours de la simplicité; Ne lui donnez jamais de trop grande parure : Quand on veut trop l'orner, on cache sa beauté. Soyez vrai, mais discret; soyez ouvert, mais sage; Et, sans la prodiguer, aimez la vérité : Cachez-la sans duplicité; Osez la dire avec courage.
Pàgina 255 - Plaisir s'envola; je partis avec lui. Je cherchai la retraite. On disait que l'Ennui De ce repos trompeur est l'insipide frère; Oui, la retraite pèse à qui ne sait rien faire; Mais l'esprit qui s'occupe y goûte un vrai bonheur.
Pàgina 312 - Il est vrai , je suis capucin , C'est sur quoi mon salut se fonde ; Je ne veux pas dans mon déclin Finir comme les gens du monde. Mon malheur est de n'avoir plus Dans mes nuits ces bonnes fortunes . Ces nobles grâces des élus , A mes confrères si communes.
Pàgina 61 - Et se jouer dans ton taudis. Non, madame, tous ces tapis Qu'a tissus la Savonnerie, Ceux que les Persans ont ourdis, Et toute votre orfèvrerie, Et ces plats si chers que Germain A gravés de sa main divine, Et ces cabinets où Martin A surpassé l'art de la Chine; Vos vases japonais et blancs, Toutes ces fragiles merveilles; Ces deux lustres de diamants Qui pendent à vos deux oreilles; Ces riches carcans, ces colliers, Et cette pompe enchanteresse, Ne valent pas un des baisers Que tu donnais dans...

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