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2721

LOWER-CANADA

REPORTS.

DÉCISIONS DES TRIBUNAUX

DU

BAS-CANADA.

REDACTEURS: MM. LELIEVRE ET ANGERS.

COLLABORATeurs a MonTREAL: MM. BEAUDRY ET ROBERTSON.

VOLUME V.

QUÉBEC :

IMPRIMÉ PAR DESBARATS & DERBISHIRE.

LOWER-CANADA REPORTS.

DECISIONS DES TRIBUNAUX DU BAS-CANADA.

BANC DE LA REINE, } DISTRICT DE QUEBEC.

EN APPEL.

Présents: Sir L. H. LAFONTAINE, Bart., Juge-en-Chef, PANET, AYLWIN et C. MONDELET, Juges.

RICHARD,

(Demandeur,)

et

Appelant,

LES CURÉ ET MARGUILLIERS de l'Euvre
et Fabrique de Québec, (Défendeurs,) Intimés.

Jugé-Que la clause dans un bail d'un banc dans une église, par laquelle clause il est stipulé qu'à défaut du paiement du loyer aux termes et époques fixées, dès lors et à l'expiration des dits termes le dit bail sera et demeurera nul et résolu de plein droit, et que le bailleur rentrera en possession du dit banc, et pourra procéder à une nouvelle adjudication d'icelui, sans'être tenu de donner aucun avis ou assignation au preneur, n'est pas une clause qui doit être réputée comminatoire, mais qui doit avoir son effet.

Held-That the covenant in the lease of a pew in a church, by which covenant it is agreed that in default of payment of the rent to accrue at the period fixed by the lease, such lease will immediately become null and void and of no effect, and that it will be lawful to the lessors, forthwith to take possession of the pew leased, and to proceed to relet the same, without being bound to give any notice thereof to the lessee, is not a covenant which will be regarded as a clause comminatoire, but is a covenant the execution of which will be enforced.

Jugement rendu le 30 Septembre, 1854.

Le Demandeur alléguait par sa déclaration que par acte notarié, fait à Québec, le 13 Juin, 1852, la Fabrique de Québec par l'entremise du Marguillier alors en charge, le Demandeur s'étant rendu adjudicataire d'un Banc d'Eglise, lui avait loué et affermé le dit banc, dans l'église du faubourg St. Jean de Québec, pour le terme de trois années qui finiraient le 30 Juillet, 1855, aux charges, clauses et conditions énoncées au dit bail.

Que ce bail avait eu son exécution, et que le Demandeur en vertu d'icelui avait pris possession du dit banc, et en avait joui jusqu'au 8 Juillet, 1853, à laquelle époque les Défendeurs avaient dépossédé le Demandeur du dit banc et l'avait empêché d'un jouir.

Que le 15 Décembre, 1852, le Défendeur avait payé le second terme de son bail, et que le 28 Juin, 1853, il avait offert la somme due pour les premiers six mois de la seconde année, qu'il réitérait cette offre et qu'il faisait dépôt du montant offert.

A cette action les Défendeurs plaidèrent par exception, que par le bail allégué par le Demandeur il avait été spécialement stipulé qu'à défaut du paiement du dit loyer, aux divers termes et époques y fixées, dès lors et aussitôt après l'expiration d'aucun des dits termes, le dit bail serait et demeurerait nul et résolu de plein droit, et que la dite Fabrique rentrerait en possession du dit banc, et pourrait procéder à une nouvelle adjudication d'icelui sans être tenue de donner aucun avis ou assignation au dit preneur.

Que le Demandeur avait fait défaut de payer ce loyer tel que convenu par le dit bail, et qu'en vertu de la clause cidessus alléguée les Défendeurs avaient repris possession du dit banc, et l'avait depuis loué et affermé, de la manière accoutumée, à une autre personne.

Les parties ayant respectivement fait leurs preuves, furent entendues aux mérites.

DUVAL, Justice: The question submitted to the Court in this cause arises out of a clause in the lease by the Defendants to the Plaintiff, which is to the effect that upon default of payment of the rent to accrue, at the period fixed by the lease, the lease will, immediately after the expiration of such period, become and be null and void and of no effect,

and that it will be lawful to the lessors forthwith to take possession of the pew leased and proceed to relet the same, without being bound to give any notice whatever to the lessee.

The rule, in relation to this matter, is that parties to contracts have a right to insert in such contracts all clauses or conditions which are not contrà bonos mores, or against law, such being the rule it is difficult to understand, as it has been pretended by the Plaintiff, why this covenant should not be enforced.

It is said that this covenant is what in our Jurisprudence is called a clause comminatoire, at this day the doctrine in relation to clauses comminatoires is not admitted in Courts of Justice. The interests of commerce, and in truth the interests of parties generally, require that contracts should be, and they are, enforced as they are entered into, without the delays which it was discretionary with Courts of Justice to grant to parties who neglect to fulfil their contracts, if in our day it were otherwise, the Legislature of the country would be bound to interfere, and prevent our Courts of Law from varying the contracts entered into by parties, or rather of making contracts for them. (1) Lord Kenyon has truly said, that Courts of Justice sit not to make contracts, but to enforce the execution of contracts entered into by parties.

It has been contended on behalf of the Plaintiff that the Fabrique, the Defendants, had been guilty of a voie de fait in taking possession of the pew leased to the Plaintiff, upon its own authority, and without the Judgment of a Court annulling the contract under which he was in possession. It is to be remarked that this is not the case of a man in possession of a house, the Plaintiff only uses the pew on Sundays and holidays, here the pew is leased to him upon the express

(1) 6 Toullier, Nos. 245, 550:-Merlin, Rep. vbo. Emphytéose, §3, p. 268:Merlin, Rep. vbo. Clause Comminatoire :-Guyot, Rep. de Jurisp. vbo. Comminatoire, pp. 79 et 80:-L. C. Den. vbo. Clause Comminatoire.

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