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ont conservés aussi bien que l'auraient fait

des lettres sur le papier.

« Vous citez ces paroles divines : Vous ne punissons pas avant d'avoir envoyé un apôtre; ce n'est pas ainsi qu'on parvient à l'amour de Dieu; mais c'est en invoquant les mérites des anciens dans la foi, et l'as

sistance des chefs spirituels.

« Nous avons entendu le message dont vous avez chargé le Grand-juge Coutb-ud-din. Il est conforme au contenu de votre lettre, relativement à votre conversion et à vos actes de justice et de générosité, que toutes les langues célèbrent. Nous en rendons grâces à Dieu, et nous ne doutons pas de votre reconnaissance envers lui. Dieu a envoyé ces paroles à son apôtre, pour ceux qu'il a favorisés de l'Islamisme : Dis leur: We me rendez pas grâces de votre conversion à l'Islamisme; c'est Dieu qui vous fait la grdce de vous guider vers la vraie foi (I). « Il nous a dit, que Dieu vous avait donné assez, pour que vous n'ayez pas besoin de porter la vue sur le territoire d'autrui, et que si nous désirons un accord sur cette

base, l'affaire sera conclue.

(1) Coran, chap. 49, v. 17. 3

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« Nous vous répondons que les choses, lorsqu'elles sont fondées sur le commun accord, sont stables, et qu'elles établissent la bonne harmonie et l'amitié. Dieu et les hommes voyent que nous abaissons nos ennemis, que nous honorons nos amis ; et que d'amis, de compagnons on acquiert, tandis qu'on ne trouve ni père, ni frère, ni parent ; l'œuvre de la foi n'a été accomplie que par la coopération des compagnons du Prophète. Si vous désirez établir des liens d'amitié, faire alliance, pour abattre nos ennemis communs, et vous confier en celui dont l'assistance fortifie en toutes choses, vous en êtes le maître.

« Il nous a dit encore que si nous con

voitions quelque partie de votre territoire, il ne fallait pas envoyer des détachements pour faire des courses dans votre pays, puisqu'elles ne servaient qu'à nuire aux Musulmans. Nous répondrons, que si vous fermez la main de l'hostilité à l'égard des voyageurs, et si vous laissez les princes musulmans en paisible possession de leurs États, les calamités cesseront, et le sang sera épargné. Rien n'est plus juste que de ne pas faire ce qu'on défend aux autres, de ne pas prescrire ce qu'on oublie soi-même

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« de faire. Councourataï est à présent dans « le Roum, et ce pays est en votre pouvoir, « soumis au tribut; néanmoins il y a répandu « le sang, deshonoré les femmes, et réduit en « captivité les enfants; il a vendu les hommes « libres et il a tout refusé hors de perséverer dans ces actes de dévastation.

« Il nous a dit encore que si vous n'obte« niez pas la cessation de ces courses hostiles, « qne nous fixions un champ de bataille, et que Dieu donnerait la victoire à qui il lui

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( « plait. Voici notre réponse : les lieux où les « deux armées se sont plus d'une fois ren(

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contrées sont redoutés par ceux de vos guerriers qui ont échappé à la mort; ils « craignent d'y revenir et de voir répéter les désastres de ces journées. Le moment

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toire est à celui que Dieu fait vaincre, « non à celui qui s'en croit sûr. Nous ne sommes pas de ceux qui attendent leur salut avec anxiété; et quant à l'heure

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« de la victoire elle est comme la dernière

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heure, elle n'arrive qu'inopinément. Dieu « seconde ce qui se fait pour l'avantage de

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« faire le bien. » Écrit en Ramazan [décembre] (1). Les ambassadeurs partirent avec cette réponse, et furent reconduits jusqu'à la frontière sous bonne escorte, accompagnés des deux chambellans qui les avaient amenés. Personne n'avait pu communiquer avec eux (2).

(1) Vassaf, tom. I". — Vie de Kélavoun. La lettre du sultan Ahmed se trouve dans la Chron. Syr. d'Aboulfaradje, éd. de Pocock; mais on n'y voit que la moitié de la réponse de Kélavoun. Le texte s'arrête à ces mots : Et quant à la mission du Grand-juge Coutb-oddin et de l'Atabey ... Il y a en cet endroit une lacune dans le manuscrit.

(2) Vie de Kélavoun.

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Premiers actes séditieux d'Argoun. — Ses poursuites contre Alaï-ud-din. — Mort de cet administrateur. — Attaques

d'Argoun contre le vézir Schems-ud-din. — Prétentions d'Argoun. — Envoi du scheïkh Abd-our-rahman en Égypte. — Supplice du prince Coungcourataï, ami d'Argoun. — Marche d'une armée contre Argoun. — Défaite d'Argoun. — Négociations. — Captivité d'Argoun. — Sa délivrance. — Fuite d'Ahmed. — Son arrestation. — Sa mort. Ambassade du scheïkh Abdur-rahman. — Sa mort. — Opérations militaires de Kélavoun.

Argoun, instigué par ses officiers, avait résolu de disputer à Ahmed la possession du trône. Il passa l'hiver dans la province de Bagdad, où cantonnait un touman de Caraounass, qui avait fait partie de la maison | militaire d'Abaca, et avait ses quartiers d'été à Siah-couh, Ces troupes, les plus braves de l'armée mongole, avaient été mises par Argoun sous les ordres du général Togatchar, auquel il avait conféré les timbales et l'étendard avec le titre de chef de touman (1).

(1) Vassaf, Tom. I.

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