Eloge de Michel de Montaigne: Discours qui a obtenu une mention honorable au jugement de la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut, dans sa séance du 9 avril 1812

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Chez Firmin Didot, 1818 - 76 pàgines
 

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Pàgina 66 - De toutes les opinions que l'ancienneté a eues de l'homme en gros, celles que j'embrasse plus volontiers, et ausquelles je m'attache le plus, ce sont celles qui nous mesprisent, avilissent, et anéantissent le plus : la philosophie ne me semble jamais avoir si beau jeu, que quand elle combat nostre presumption et vanité, quand elle recognoist de bonne foy son irrésolution, sa foiblesse, et son ignorance.
Pàgina 46 - Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises; et c'est à ce principe que je donne le nom de conscience.
Pàgina 67 - Ces gens qui se perchent à chevauchons sur l'épicycle de Mercure, qui voient si avant dans le ciel, ils m'arrachent les dents...
Pàgina 66 - Et l'une des raisons principales qui éloignent autant ceux qui entrent dans ces connaissances, du véritable chemin qu'ils doivent suivre, est l'imagination qu'on prend d'abord que les bonnes choses sont inaccessibles, en leur donnant le nom de grandes, hautes, élevées, sublimes. Cela perd tout. Je voudrais les nommer basses, communes, familières : ces noms-là leur conviennent mieux; je hais ces mots d'enflure.
Pàgina 43 - Quintilien en a très bien remarqué, que cette impérieuse autorité tire des suites périlleuses, et nommément à notre façon de châtiment. Combien leurs classes seraient plus décemment jonchées de fleurs et de feuilles que de tronçons d'osier sanglants! J'y ferais portraire la Joie, l'Allégresse, et Flora, et les Grâces, comme fit en son école le philosophe Speusippe.
Pàgina 46 - Les lois de la conscience, que nous disons naître de nature, naissent de la coutume; chacun, ayant en vénération interne les opinions et mœurs approuvées et reçues autour de lui, ne s'en peut déprendre sans remords, ni s'y appliquer sans applaudissement.
Pàgina 52 - Je ne laisse rien à désirer et deviner de moy. Si on doibt s'en entretenir, je veux que ce soit véritablement et justement. Je reviendrais volontiers de l'autre monde pour démentir celuy qui me formeroit autre que je n'estois, fut-ce pour m'honorer.
Pàgina 31 - Il n'ya aucun de nous qui s'offense tant de se voir apparier à Dieu, comme il fait de se voir déprimer au rang des autres animaux : tant nous sommes plus jaloux de notre intérêt que de celui de notre créateur. Mais il faut mettre aux pieds cette sotte vanité, et secouer vivement et hardiment les fondements ridicules sur quoi ces fausses opinions se bâtissent. Tant qu'il pensera avoir quelque moyen et quelque force de soi, jamais l'homme ne reconnaîtra ce qu'il doit à son maître; il fera...
Pàgina 28 - Le moyen que je prends pour rabattre cette frénésie , ( des athées ) et qui me semble le plus propre , c'est de froisser et fouler aux pieds l'orgueil et l'humaine fierté ; leur faire sentir l'inanité , la vanité et dénéantise de l'homme ; leur arracher des poings les chétives armes de leur raison ; leur faire baisser la tête et mordre la terre , sous l'au(i) Ibid , pages i8y et 2o5.
Pàgina 65 - ... et jusqu'aux formes du corps, tout participe des deux sources dont il découle. Il réunit à la simplicité, au calme, au bon sens, à la lenteur germanique, l'éclat, l'emportement et la vivacité de l'esprit français'.

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