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« parlaient, des Mongols se placèrent der« rière nous, et chacun d'eux saisit un des a nôtres et le garotta. Alors je criai aux « officiers que j'étais astronome, que j'avais « examiné les cieux et que j'avais quelque « chose à communiquer au monarque. Ils « m'appelèrent, et me firent passer derrière « eux; les autres furent conduits un peu à « l'écart et tous égorgés. Le prince Nassir, « son frère, ses offiiciers eurent le même yt sort; ensuite les Mongols tuèrent les va« lets qui étaient restés près des tentes (i). » iasch. Avec Nassir furent tués, le a0 septembre,

(i) Bar Hebraeus, p. 535. — Id. édit. de Pocock, p. 35o. — Cet astrologue, nommé Mohayi-ed-din El-Magrébi ou l'Africain, fut mis par Houlagou à la disposition du célèbre Nassir-ud-din, qui l'employa à l'observatoire de Méraga. L'historien et prélat Bar Hcbrseus le vit à Méraga, et entendit de sa bouche le récit qu'il nous a transmis. Raschid dit que les chefs mongols, ayant atteint le prince Nassir dans les montagnes de Selmas, lui firent faire halte, sous prétexte qu'ils avaient ordre de lui donner un festin, comme une nouvelle marque de faveur, et que lorsqu'ils l'eurent bien enivré, selon l'usage mongol, leur troupe arriva, et tua le prince avec les membres de sa famille, à l'exception de son fils A'ziz, et ses trois cents cavaliers syriens, n'épargnant qu'un seul individu parce qu'il était astrologue.

son frère Zahir Gazi, le prince Salih, fils de Schircouh, et plusieurs autres princes de sa famille. On ne laissa la vie qu'au jeune A'ziz, fils de Nassir, pour lequel Docouz Khatoun avait intercédé (1).

On a vu que le prince de Carac Moguith avait envoyé à la cour de Houlagou, pour lui offrir sa soumission, son fils A'ziz. « Ce « prince qui n'avait que six ans m'a raconté, « dit l'historien Novaïri, que Houlagou, lors « qu'il lui fut présenté à Tébriz, lui ordonna « de s'asseoir, malgré son jeune âge. Il me « dit: Son épouse me demanda par interprète « si ma mère vivait. Je répondis: elle vit et a se trouve auprès de mon père. Demandez « lui, dit elle à l'interprète, s'il veut que je « le renvoyé à ses parents, ou s'il préjère de « rester auprès de moi. Je lui répondis a que cela ne dépendait pas de moi; que mon « père m'avait envoyé auprès du Khan, pour « le prier de lui accorder sûreté, à lui et a aux siens, et que j'étais à ses ordres. Alors « la princesse se leva et dit à Houlagou quelle « intercédait pour cet enfant. Houlagou lui

(i) Raschid.—Macrizi, partie i".— Ben Tagri-biidi, partie 3e.

a ayant fait un signe d'assentiment, elle me « dit: Le KJian t'accorde sûreté pour ton père, « et la permission de t'en retourner. Ayant « entendu ces mots, je fléchis le genou devant « Houlagou et me retirai. » Le jeune prince, à son départ, fut accompagné d'un officier mongol, nommé par Houlagou préfet à Carac; il arriva à Damas quelques jours avant la défaite de Kitou-boga. Couttouz l'y trouva, et le fit conduire au Caire, où il fut enfermé dans le château de la Montagne; mais Beïbars, au bout de deux ans, le renvoya à son père, avec lequel il venait de former une étroite alliance, garantie par des serments mutuels; ce qui ne l'empêcha pas, l'année suivante, d'attirer Moguith à sa cour, sous le prétexte de resserrer les liens d'amitié qu'ils venaient de contracter, et de le faire arrêter et décapiter, comme coupable d'intelligences secrètes avec les Tatares; après quoi il s'empara de la principauté de Carac (i).

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ur> '/n un un ur. un 'un 'ur. un 'un. 'un. 'un. 'un 'un. 'un. un. 'un -un CHAPITRE VII.

Siége et prise de Mayafarkin. — Supplice du prince Kamil. — Siége et reddition de Mardin. — Seconde iuvasiou des Mongols en Syrie. — Combat de Himss. — Hetraitc dos Mongols. — Sort d'Alep. — Les trois fils de Bedr-ud-din Loulou vassaux de l'Egypte. — Inauguration d'un Khalife Abbasside au Caire. — IScibars investi par le Khalife du pouvoir temporel. — Entreprise du Khalife sur Bagdad. — Sa défaite et sa mort à A'nbar. — Siége de Moussoul par les Mongols.— Défaite d'un corps égyptien à Sindjar. — Reddition de Moussoul. — Massacre de ses habitants. — Supplice du prince Salih. — Siége et soumission de Djéziret. — Arrivée en Egypte d'un seigneur turc transfuge. — Inimitié entre Houlagou et Bercaï. — Guerre entre les deux princes. — Revers de Houlagou et sa vengeance sur les sujets de Bercaï à Tébriz et à Bokhara. — Arrivée sur le territoire égyptien de quelques troupes fugitives de Bercaï. — Ambassades réciproques de Beïbars et de Bercaï. — Transfuges mongols en Egypte. — Guerre entre l'Egypte et la PetiteArménie. — Arrestation et exécution du prince de Carac. — Bâtisses de Houlagou. — Ses gouverneurs de provinces. — Exécution d'El-Hafizzi. — Révolte de Seldjoucschah, Atabey du Fars. — Exécution de ce prince. — Insurrection d'un Seyid dans le Fars. — Siége d'El-Biret. — Mort de Houlagou. — Mort de Docouz-Khatoun. — Traits cités de Uoulagou. — Lettre ilu Pape à ce prince.

Houlagou était impatient de venger la défaite de son général; mais d'autres soins l'occupaient après la mort de l'empereur Mangou, et ne lui permettaient pas d'entreprendre une nouvelle expédition.

Pendant que ce prince était en Syrie, la forteresse de Mayafarkin avait dû se rendre à ses armes. Sommé par le prince Yschmout qui marchait alors sur Alep, mélik Kamil (i), prince de Mayafarkin, lui manda qu'il avait appris, par le sort d'autres souverains, à ne pas se fier aux paroles trompeuses des Mongols, et qu'il se défendrait jusqu'à la dernière extrémité. Enflammant le courage des siens, auxquels il ouvrit ses magasins et son trésor, ne voulant pas, disait il, imiter Mosta'ssim, qui avait perdu, par son avarice, l'empire et la vie, il fit une sortie vigoureuse dans laquelle il tua beaucoup de monde. H

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