Oeuvres de Fontenelle: des Académies Française, des Sciences, des Belles-lettres, de Londres, de Nancy, de Berlin et de Rome, Volum 1

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Pàgina 110 - J'ai prouvé, disait-il, par ma conduite, que je connaissais tout ce que vaut l'honneur d'avoir place dans l'Académie française, et vous m'avez compté cette connaissance pour un mérite ; mais le mérite d'autrui vous a encore plus fortement sollicités en ma faveur. Je tiens, par le bonheur de ma naissance, à un grand nom, qui, dans la plus noble espèce des productions de l'esprit, efface tous les autres noms.
Pàgina 351 - Ah ! tous les philosophes qui sont ici vous répondront pour moi , que j'appris à mon esclave ce que tous les sages doivent pratiquer ; que pour trouver la vérité , il faut tourner le dos à la multitude , et que les opinions communes sont la règle des opinions saines , pourvu qu'on les prenne à contre-sens.
Pàgina 337 - Il faut qu'en toutes choses les hommes se proposent un point de perfection au-delà même de leur portée. Ils ne se mettraient jamais en chemin, s'ils croyaient n'arriver qu'où ils arriveront effectivement ; il faut qu'ils aient devant les yeux un terme imaginaire qui les anime.
Pàgina 240 - Les habits changent ; mais ce n'est pas à dire que la figure des corps change aussi. La politesse ou la grossièreté, la science ou l'ignorance, le plus ou...
Pàgina 270 - Quoi! l'esprit ne consiste-t-il pas dans une certaine conformation du cerveau, et le hasard est-il moindre, de naître avec un cerveau bien disposé, que de naître d'un père qui soit roi? Vous étiez un grand génie: mais demandez à tous les philosophes à quoi il tenait que vous ne fussiez stupide et hébété; presque à rien, à une petite position de fibres; enfin, à quelque chose que l'anatomie la plus délicate ne saurait jamais apercevoir.
Pàgina 234 - MONTAIGNE. C'est donc vous, divin Socrate? Que j'ai de joie de vous voir ! Je suis tout fraîchement venu en ce pays-ci, et, dès mon arrivée, je me suis mis à vous y chercher. Enfin, après avoir rempli mon livre de votre nom et de vos éloges, je puis m'entretenir avec vous, et apprendre comment vous possédiez cette vertu si naïve*, dont les allures étaient si naturelles, et qui n'avaient point d'exemple, même dans les heureux siècles où vous viviez.
Pàgina 29 - L'art délicat de répandre des grâces jusque sur la philosophie fut encore une chose nouvelle, dont le livre des Mondes fut le premier exemple; mais exemple dangereux , parce que la véritable parure de la philosophie est l'ordre, la clarté, et surtout la vérité.
Pàgina 218 - ... dans des fables, elle en plaira beaucoup plus. Si vous voulez dire des fables, elles pourront bien plaire sans contenir aucune vérité. Ainsi, le vrai a besoin d'emprunter la figure du faux pour être agréablement reçu dans l'esprit humain : mais le faux y entre bien sous sa propre figure ; car c'est le lieu de sa naissance et sa demeure ordinaire, et le vrai y est étranger.
Pàgina 236 - Eh ! les hommes font-ils des expériences ? Ils sont faits comme les oiseaux, qui se laissent toujours prendre dans les mêmes filets où l'on a déjà pris cent mille oiseaux de leur espèce.
Pàgina 298 - Assurément. La terre ressemble à de grandes tablettes où chacun veut écrire son nom. Quand ces tablettes sont pleines, il faut bien effacer les noms qui y sont déjà écrits pour y en mettre de nouveaux.

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