Collection des mémoires relatifs à la Revolution française, Volum 38

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Pàgina 31 - J'en racontai les particularités à mes compagnons d'infortune , qui furent étonnés de l'assurance que je conservai depuis ce moment jusqu'à celui où je comparus devant mes terribles juges. A DEUX HEURES. — On fit une proclamation que le peuple eut l'air d'écouter avec défaveur ; un instant après, des curieux, ou bien peut-être des...
Pàgina 134 - On leur a dit que vous voliez ces coquins d'aristocrates après en avoir fait justice. Laissez, laissez tous les bijoux, tout l'argent et tous les effets qu'ils ont sur eux, pour les frais du grand acte de justice que vous exercez. On aura soin de vous payer, comme on en est convenu avec vous. Soyez nobles, grands et généreux comme la profession que vous remplissez. Que tout, dans ce grand jour, SOIT DIGNE DU PEUPLE dont la SOUVERAINETÉ vous est commise.
Pàgina 51 - Roi (I), dans lequel j'ai servi vingt-cinq ans, n'a eu à se plaindre de moi ; je peux même me glorifier d'être un des officiers qu'ils ont le plus chéris. La dernière preuve qu'ils m'en ont donnée n'est pas équivoque, puisque, deux jours avant l'affaire de Nancy, moment où leur méfiance contre les officiers était à son comble, ils me nommèrent...
Pàgina 330 - ... et les parcourent; les porte-clefs tremblent; la femme du geôlier, le geôlier s'évanouissent ; la prison est environnée d'hommes furieux; l'on crie, les clameurs augmentent, la porte est assaillie ; elle va être forcée, lorsqu'un des commissaires se présente au grillage extérieur, et demande qu'on l'écoute. Ses signes, ses gestes obtiennent un moment de silence; les portes s'ouvrent ; il s'avance le livre des écrous à la main ; il se fait apporter un tabouret, monte dessus pour...
Pàgina 42 - Aussitôt je fus traîné devant cet expéditif et sanglant tribunal, en présence duquel la meilleure protection était de n'en point avoir, et où toutes les ressources de l'esprit étaient nulles si elles n'étaient pas fondées sur la vérité. Deux de mes gardes me tenaient chacun une main, et le troisième par le collet de mon habit.
Pàgina 29 - L'âge de ces deux vieillards, leur position audessus de nous, la mort planant sur nos têtes. et nous environnant de toutes parts , tout répandait sur cette cérémonie une teinte auguste et lugubre ; elle nous rapprochait de la Divinité ; elle nous rendait le courage. Tout raisonnement était suspendu, et le plus froid et le plus incrédule en reçut autant d'impression que le plus ardent et le plus sensible. Une demiheure après , ces deux prêtres furent massacrés , et nous entendîmes leurs...
Pàgina 359 - ... et des commissaires de Paris chargés de veiller » à leur conservation ; le nombre total de ces personnes » étant à peu près de quinze cents , vous sentez la nécessité » de prendre , sur-le-champ, les mesures convenables à cet » égard. » Je ne puis trop recommander à votre sollicitude, Mes...
Pàgina 115 - Quelle fut longue cette nuit affreuse, qui vit couler tant de sang innocent ! La troupe effrénée des massacreurs interrogeait les deux victimes amenées sur ce théâtre de carnage ; elles répondaient avec la même douceur, le même calme , le même courage déjà remarqués dans les autres. « Vois, disait-on à chacun, « cette montagne de cadavres de ceux qui n'ont pas voulu se « soumettre à nos lois ; fais le serment , ou à l'instant tu vas
Pàgina 26 - Dans ce moment affreux je lui serrais la main et je cherchais à le rassurer.Un de ces hommes (1) fit un mouvement pour l'enlever ; mais ce malheureux l'arrêta en lui disant d'une voix mourante : « Eh ! monsieur, j'ai assez souffert ; je ne crains pas la mort ; par grâce, donnez-la-moi ici. > Ces paroles le rendirent immobile ; mais son camarade, en le regardant et en lui disant : • Allons donc, > le décida. Il l'enleva, le mit sur ses épaules et fut le porter dans la rue, où il reçut la...
Pàgina 133 - J'ai dit que les dames du quartier de l'Abbaye se rendaient en foule aux scènes d'horreur qui se passaient dans cette malheureuse enceinte. On imagine quelles dames c'étaient. Eh bien! ces mêmes dames firent demander au comité, où j'étais, qu'on leur procurât le plaisir de voir tout à leur aise les aristocrates égorgés dans la cour du comité. Pour faire droit à la demande, on placa un lampion auprès de la tête de chaque cadavre, et aussitôt les dames jouirent de cette exécrable illumination.

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