Les Paysans Illustres, Plutarque des Campagnes

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au Bureau central de la Société des dictionnaires, 1838 - 327 pàgines
 

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Pàgina 80 - Au banquet de la vie, infortuné convive J'apparus un jour, et je meurs : Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs. Salut, champs que j'aimais, et vous, douce verdure, Et vous, riant exil des bois ! Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature, Salut pour la dernière fois ! Ah ! puissent voir longtemps votre beauté sacrée Tant d'amis sourds à mes adieux ! Qu'ils meurent pleins de jours, que leur mort soit pleurée, Qu'un ami leur ferme les yeux ! Gilbert.
Pàgina 143 - N'ayez cure , dit l'un d'eux, nous la retrouve» rons bien. ».En attendant, les Anglais se vengeaient sur elle en augmentant les rigueurs de Sa prison. Elle était gardée par cinq soldats , dont trois ne quittaient pas son cachot, et dont deux veillaient sans cesse à la porte. Elle était attachée, pendant la nuit, par deux chaînes de fer, fixées au pied de son lit , et pendant le jour, à un poteau, au moyen d'une autre chaîne qui la tenait par le milieu du corps. Cependant elle avait repris...
Pàgina 140 - ... Beauvais, le vice-inquisiteur, le cardinal d'Angleterre, l'évêque de Noyon , l'évêque de Boulogne et trente-trois assesseurs; sur l'autre , paraissaient Jeanne d'Arc et Guillaume Erard , chargé de la prêcher. Le bourreau , avec un chariot attelé de quatre chevaux, était prêt à enlever au besoin la victime , et à la transporter à la place du Vieux-Marché, où le bûcher avait été préparé. Une foule de peuple remplissait la place. Erard prononça un discours rempli des invectives...
Pàgina 119 - ... de trouble et d'anarchie. Jeanne d'Arc, quoique souffrante encore de ses blessures , se rendit à Loches , pour annoncer au roi l'heureuse délivrance d'Orléans. Cette nouvelle fut connue le surlendemain dans Paris , où elle répandit la terreur et le découragement parmi les Anglais et le parti Bourguignon. Jeanne voulait que l'on marchât droit sur Reims, pour y faire sacrer le roi; mais l'exécution d'un projet...
Pàgina 111 - ... fit écrire en conséquence aux prêtres qui desservaient cette église, pour qu'ils lui accordassent cette épée; on la trouva dans l'endroit qu'elle avait désigné, et elle lui fut remise. Enfin, arriva le moment si ardemment désiré pour Jeanne , où il lui fut permis de combattre et de vaincre les ennemis de son roi et de son pays. Les habitants d'Orléans , réduits aux dernières extrémités , attendaient avec la plus grande impatience l'effet de ses prédictions et de ses promesses,...
Pàgina 122 - ... sans naissance avait usurpée sur tant d'illustres capitaines et tant de nobles chevaliers. Elle eut avec quelques-uns des altercations assez vives; mais occupée d'accomplir sa mission, pour faire tout concourir à ses vues et assurer le succès de ses armes, elle ne craignit pas de prendre le ton du commandement et même de la menace.
Pàgina 135 - L'impulsion qu'elle avait donnée à la valeur française enfantait d'ailleurs chaque jour de nouveaux succès. Les Anglais étaient partout défaits , et les revers multipliés qu'ils essuyaient les irritaient encore plus contre celle qui en était la cause primitive ; ils pressaient les juges , et prodiguaient , pour hâter le moment de son supplice , et l'argent et les menaces; mais ils trouvaient un puissant obstacle dans l'intérêt qu'elle inspirait , mente aux assesseurs choisis à dessein...
Pàgina 185 - L'humanité les avait inspirées, l'héroïsme véritable les exécutait. Le général en chefBeauharnais, qui remplaça le malheureux général Custines, dans le rapport de la bataille du 22 juillet 1793, rendit compte à la convention des importans services que le chirurgien Larrey avait rendus dans cette journée. Pendant cette campagne, M. Larrey se livra à des recherches rigoureuses pour reconnaître la véritable cause de la mort, qui frappe souvent les soldats . sans laisser à la surface...
Pàgina 115 - ... et restait la dernière sur le champ de bataille pour protéger la rentrée des troupes. Elle abhorrait l'effusion du sang et ne se servait de son épée qu'à la dernière extrémité. Le plus souvent, lorsqu'elle se trouvait engagée dans la mêlée, elle se contentait de repousser ses adversaires à coups de lance, ou de les écarter avec une petite hache qu'elle portait suspendue à sa ceinture.
Pàgina 143 - ... l'infortunée fut reconduite au château de Rouen. Cependant les chefs des Anglais étaient furieux que la victime leur eût échappé; plusieurs levèrent leurs glaives sur l'évêque et sur les juges pour les frapper. Enfin le comte de Warwick leur déclara que les intérêts du roi d'Angleterre souffraient un dommage manifeste de ce qu'ils permettaient que Jeanne ne fût pas livrée au supplice. « N'ayez cure , dit l'un d'eux ,

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