Mémoire du Marquis de Bouillé (Cte. Louis), Lieutenant-général, sur le départ de Louis XVI, au mois de juin 1791, avec des notes et observations, en réponse à la relation de M. le Duc de Choiseul, pair de France, extraite de ses mémoires inédits

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Pàgina 148 - Vous avez fait votre devoir, Monsieur, cessez de vous accuser. Cependant je conçois votre affliction; vous avez tout osé pour moi , et vous n'avez pas réussi. Le destin s'est opposé à mes projets et aux vôtres, de fatales circonstances ont paralysé ma volonté, votre courage, et ont rendu nuls vos préparatifs. Je ne murmure point contre la Providence; je sais que le succès dépendait de moi, mais il faut une âme atroce pour verser le sang de ses sujets , pour opposer une résistance , et...
Pàgina 69 - II est neuf heures... Bonjour, mon père ; comment vous trouvez-vous? — Ah ! Montpensier , me répondit-il aussitôt , que je suis aise d'entendre ta voix! Ma santé n'est pas trop bonne , mon pauvre enfant; mais si je te voyais , cela me ferait du bien. » Puis , j'entendis qu'il demandait la permission de me voir au moins un instant; mais on la lui refusa, et on ferma sur-le-champ la porte. Ce qu'on m'avait annoncé en ôtant mes rasoirs, couteaux, etc.
Pàgina 26 - Continuez sur la même route; soignez votre popularité, elle peut m'être bien utile et au royaume ; je la regarde comme l'ancre de salut, et que ce sera elle qui pourra servir un jour à rétablir l'ordre.
Pàgina 174 - Puis elle se mit à pleurer. Je lui déclarai que si elle n'avait que des pleurs et des cris à m'offrir, elle ferait mieux de s'en aller, et de me laisser tirer d'affaire sans aide ; car mon parti était pris. La pauvre femme me protesta alors qu'elle ne voulait point m'abandonner; que sa seule inquiétude était pour moi ; et que puisque j'étais décidé à me sauver par la fenêtre, elle ne s'en irait que lorsqu'elle m'aurait vu en bas. En conséquence, après avoir noué la corde autour...
Pàgina 154 - ... l'être, et comme ils l'étaient en effet, ils ne commissent quelque erreur dont nous pouvions devenir les victimes. Ces réflexions s'offrant à nous à la hâte, nous nous hâtâmes de nous barricader aussi bien qu'il nous fut possible. Broches , chenets, bûches, tables et chaises, furent empilés en un moment contre la porte; et, dans le cas où tous ces remparts eussent été forcés, nous étions déterminés à nous sauver par les fenêtres qui donnaient sur la mer. A peine avions-nous...
Pàgina 188 - France; mais notre sort n'éprouvait aucun changement, et nous nous plaignions d'une indifférence qui ne nous laissait pas apercevoir de terme à notre captivité. On ne s'accoutume point à une semblable existence. Nous en avions la triste preuve : quoique nous fussions depuis trois ans en prison, l'impatience que nous éprouvions d'en sortir était alors pour le moins aussi vive qu'au commencement de notre captivité. Ma mère nous promettait par tous les...
Pàgina 150 - Que les personnes dénommées dans les articles précédens, contre lesquelles il ya lieu à accusation, qui sont et seront arrêtées par la suite, seront conduites, sous bonne et sûre garde, dans les prisons d'Orléans, et que les procédures, commencées au tribunal du premier arrondissement de Paris, et dans tous autres, seront renvoyées, avec les accusés, devant le tribunal de la même ville, seul chargé de la poursuite de cette affaire. 4°.
Pàgina 162 - Comme il avait de l'argent chez un banquier de Marseille, nous lui fîmes retenir, sous un nom supposé, son passage à bord d'un bâtiment danois, qui devait mettre à la voile sous peu de jours. Un ancien prisonnier, nommé Joliot, pauvre diable, bien intentionné et très déterminé , que nous employions souvent à faire nos commissions, et qui avait obtenu sa liberté, se chargea de porter sa valise à bord, et de le munir d'une corde qu'il attacherait lui-même au rempart, et le long de laquelle...
Pàgina 48 - Ces logemens me parurent assez bons, quoiqu'ils fussent petits, et l'idée qu'on allait nous en donner de semblables me causa un moment de joie ; mais cette joie fut de courte durée, comme on va voir. A peine ma tante et M. le prince de Conti furent- ils entrés dans leurs logemens, qu'on cria : «Maintenant, « citoyens , il faut conduire les deux jeunes Or« léans à la tour !
Pàgina 105 - Marseille un représentant du peuple muni des pouvoirs les plus étendus, et qui avait annoncé l'intention de réparer l'injustice de ses prédécesseurs. Ce représentant était Maignet, dont le nom est devenu depuis si fameux dans le Midi, par les cruautés atroces qu'il ya commises, mais qui alors n'était presque point connu. On espérait donc quelque soulagement de ce nouveau venu, car il faut toujours qu'on espère. Quant à nous, sans nous livrer à l'espérance, et malgré...

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