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adressés ou mal dirigés, sont, sans aucun délai, réciproquement renvoyés par l'intermédiaire des bureaux d'échange respectifs, pour les prix auxquels l'office envoyeur aura livré ces objets en compte à l'autre office. (Ibid., art. 16.)

Les objets de même nature qui auraient été adressés à des destinataires ayant changé de résidence sont respectivement livrés ou rendus, chargés du port qui aurait dû être payé par les destinataires. (Ibid., § 2.)

Toutes les stipulations ci-dessus relatives à la France sont également applicables à l'Algérie. (Ibid., art. 18.)

Les journaux et autres imprimés expédiés de la France et de l'Algérie pour la Suède, et vice versa, ne sont reçus ou distribués par les bureaux dépendants de l'Administration des postes de France qu'autant qu'il a été satisfait, à leur égard, aux lois, décrets, ordonnances ou arrêtés qui fixent les conditions de leur publication et de leur circulation en France. (Décret précité, art. 13.)

La Convention, conclue pour un temps indéterminé, est en vigueur depuis que la promulgation en a été faite par chacun des Etats respectifs. (Convention, art. 19.)

Elle demeure obligatoire jusqu'à ce que l'un des deux gouvernements ait annoncé à l'autre, au moins six mois à l'avance, son intention d'en faire cesser l'effet. (Ibid., § 2.)

Pendant ces derniers six mois, la Convention continuera d'avoir son exécution pleine et entière. (Ibid., § 3.)

DE LA GRAVURE.

Cartes à jouer.

(SUITE. Voir le no 32.)

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En combattant les conjectures des savants auteurs et des spirituels écrivains qui se sont déclarés pour l'origine orientale des cartes, européennes, et en défendant l'opinion de M. Duchesne sur l'origine italienne des tarots-images et du tarot numéral, nous n'avons pas la prétention d'avoir résolu le problème de l'origine des cartes, nous avons seulement resserré quelque peu le champ de la question; mais en regardant même l'origine orientale comme complétement écartée, il reste encore à trouver l'époque de l'invention des cartes numérales, et la nation d'Europe à laquelle serait due cette invention. Ici, le voile est plus épais encore.

1 M. Leber, M. Chatto (Facts and speculations on the origin and history of playing cards. London, 1848, in-8°, fig.). M. Paul Lacroix (le Moyen âge et la renaissance, 1849, in-4°, tome II), M. Boiteau d'Ambly (les Cartes à jouer et la cartomancie, 1854. in-12).

Les cartes numérales sont-elles postérieures ou antérieures au tarot numéral? en sont-elles contemporaines? sont-elles françaises, espagnoles, italiennes, allemandes? Voilà bien des problèmes, qui peut-être sont insolubles.

Sans nous hasarder à formuler aucune opinion sur ces divers points, contentons-nous de constater les différences qui existent entre le tarot numéral et les cartes numérales, ainsi que les analogies qui les rapprochent.

Le tarot numéral ou à points se compose de 78 cartes, dont 22 figures-atouts qui ne se distinguent entre elles, ainsi qu'on l'a déjà vu plus haut, que par les sujets des figures et par des numéros d'ordre. Retranchons ces 22 atouts, il nous reste 56 cartes, divisées en 4 séries, formées chacune de 4 figures : roi, dame, cavalier, valet; plus 10 cartes de points, de 1 à 10. Ces quatre compagnies ont chacune un signe distinctif, ce sont les coupes, les deniers, les bâtons et les épées.

Les cartes numérales ont une grande analogie avec cette partie du tarot à points. Seulement, elles ne sont que 52 au lieu de 56; mais, comme lui, elles ont 10 cartes de points, et la différence est dans le nombre de figures, dont chaque série ne comporte que trois '.

Les signes distinctifs des quatre séries ne sont pas les mêmes non plus : tandis que les coupes, deniers, bâtons et épées se trouvent aux jeux italiens et espagnols, comme dans les tarots, dans les autres jeux, ils sont remplacés par les cœurs, les grelots, les glands et les feuilles de lierre, ou par les cœurs, les carreaux, les trèfles et les piques.

Il convient donc de reconnaître, avec M. Leber, trois grandes familles dans les cartes numérales, famille méridionale, famille centrale, famille septentrionale.

La famille méridionale, qui comprend les cartes italiennes, espagnoles et portugaises, se distingue par les coupes, les deniers, les bâtons et les épées 2: C'est à cette famille qu'appartiennent les diverses espèces de tarots.

La famille centrale, où se placent les cartes françaises, les cartes anglaises et aujourd'hui une grande partie des cartes allemandes, a pour signes les cœurs, les carreaux, les trèfles et les piques 3.

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La famille septentrionale s'éteint tous les jours. Ses enseignes sont le cœur, le grelot, le gland et la feuille de lierre 1.

De ces trois familles, quelle est la plus ancienne?

Lorsqu'on examine avec attention et les date's des documents cités et les débris de cartes anciennes que l'on rencontre encore, on est forcé de convenir qu'il n'est pas possible de trouver de motifs réellement concluants pour décider la question.

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En effet, si la famille française peut citer en sa faveur les dates de 1397 (défense du prévôt de Paris), de 1404 (défense du synode de Langres), de 1407 (engagement notarié de cinq Dijonais de s'abstenir du jeu pendant une année), de 1429 (prédication du cordelier Richard et auto-da-fé des cartes et autres jeux de hasard à Paris); d'un autre côté les Allemands présentent les défenses du livre rouge d'Ulm en 1397, et d'Augsbourg en 1400, 1403 et 1406.

Enfin, les Italiens pourraient se prévaloir de l'assertion de Covelluzzo (1379), si cette date et celle du conseil de Morelli (1393) ne s'appliquaient vraisemblablement aux tarots-images, comme celle de 1392 des jeux de Charles VI, payés à Jacquemin Gringonneur. Mais, en 1413, ils avaient le tarot numéral (tarot des Visconti). Avant 1419, Fibbia avait inventé à Bologne le tarocchino, et rien ne prouve que l'idée du tarot à points soit venue des cartes numérales, comme rien ne peut conduire à penser que les dernières soient empruntées au tarot à points.

A la vue des monuments, même embarras. Les cartes les plus anciennes, parmi les cartes numérales, sont évidemment celles dont M. Chatto a donné un fuc-simile à la page 88 de son ouvrage, et qu'il croit avoir été exécutées au patron antérieurement à l'invention de la gravure en bois. Eh bien, ces cartes portent l'es signes distinctifs de la famille allemande (cœurs, grelots, glands et feuilles), et, d'un autre côté, M. Chatto les croit vénitiennes, au costume des personnages et surtout à la reprósentation du lion de Saint-Marc qui se trouve deux fois dans cette suite.

Quant aux cartes dites de Charles VII, l'opinion qu'elles sont du temps de ce prince n'est fondée que sur le costume. Or, un costume peut bien prouver qu'un monument n'est pas antérieur à l'époque où a paru ce costume;

1 En allemand roth, schellen, eicheln, grün. (Le rouge, les sonnettes, les glands, le vert.)

2 Voir les mémoires de l'Académie de Dijon, année 1828, cités par M. Chatto, page 79.

Ace compte, les cartes de M. d'Henneville, que l'on trouve à la pl. 20 du Recueil de la Société des bibliophiles, seraient du temps de Charles VI, puisqu'elles représentent des personnages velus comme des

mais il ne peut démontrer également que ce monument en soit contemporain, puisqu'il peut avoir été imité plus tard. Ce n'est donc qu'une simple présomption 1:

Ajoutons que, lors même que cette attribution serait certaine, ces cartes ne sauraient décider pour la France la question de priorité, puisqu'elles seraient postérieures de près de 30 ans à la défense du prévôt de Paris de 1397, comme à celle d'Ulm de la même date.

Il faut donc attendre, pour connaître le véritable inventeur des cartes numérales, que le temps ait exhumé des monuments matériels ou des documents écrits d'une valeur certaine.

Jusqu'à ce jour, tout se résume en ceci. comme nous l'avons déjà dit : Les tarots-images sont d'origine italienne, probablement vénitienne; le tarot numéral est né du tarot-image, et probablement aussi à Venise. Les cartes, comme jeu de hasard, soit tarot, soit cartes, n'ont commencé à être considérées comme un danger pour les mœurs que vers 1397, date de la première défense en France et en Allemagne.

(La suite prochainement.)

sauvages dont un est un roi, et qu'elles font évidemment allusion au malheureux ballet des ardents de 1392, où ce prince faillit périr.

En général, on est porté à accorder aux monuments de date incertaine une époque peut-être trop reculée. Ainsi, l'éditeur du beau Recueil des cartes publié pur la Société des bibliophiles français, en 1844, place à la table, en tête des cartes de la Bibliothèque impériale, dont il ne donne pas de fac-simile, celles de Jehan Volay, les classant à l'année 1481. Un monument curieux, conservé dans la bibliothèque de Rouen, donne raison contre cette date à M. Leber, qui regardait ce cartier comme appartenant au seizième siècle (Etudes sur les cartes à jouer, p. 30). C'est un moule gravé sur bois pour l'impression d'un jeu de cartes à portraits-espagnols. Ce moule, qui a servi de fond à une boîte de nain jaune, comprend vingt cartes, savoir: douze figures (rois, cavaliers et valets de coupe, de denier, de bâton et d'épée), trois as (denier, coupe, épée), et cinq cartes de points (le deux et le cinq dedenier, le trois, le six et le sept d'épée). Le nom de Jehan Volay se lit au valet de coupe, au valet de bâton et à l'as de denicr. Ce même as cst aux armes de Philippe II avec l'écu de France brochant sur le tout, et que ce prince n'a pu prendre qu'après son mariageavec Elisabeth, fille de Henri Ik, ce qui reporte ces cartes à la seconde moitié du seizième siècle. (Voir dans la Revue de Rouen, juin 1846, l'article intitulé: Sur une ancienne forme à imprimer des cartes à jpuer; article dù au savant bibliothécaire de la ville de Rouen, M. André Pottier.)

1 La perfection des cartes dites de Charles VII nous inspire des doutes sérieux sur la date qu'on leur attribue, et les cartes dont M. Chatto a donné à la page214 de son ouvrage quatre valets sur l'un desquels il y a le mot Valery, pourraient bien être antérieures aux cartes attribuées au règne de Charles VII.

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Nous avons entretenu nos lecteurs d'une question de propriété littéraire soulevée par M. Rousset-Boucher, éditeur d'un Agenda du commerce, à l'occasion de la reproduction du même Agenda, sous le titre d'Agenda commercial, par l'imprimeur auquel M. RoussetBoucher avait payé la composition. Un jugement de police correctionnelle, confirmé par arrêt de la cour impériale, a débouté M. Rousset-Boucher de sa plainte en contrefaçon. Cet éditeur a formé devant le tribunal de commerce, pour cause de concurrence déloyale, une demande tendant à la suppression de l'Agenda commercial, en dommages-intérêts et à l'insertion du jugement à intervenir dans trois journaux. Il fondait principalement sa demande sur ce que M. Wittersheim, l'imprimeur, et M. Gros, l'éditeur de l'Agenda commercial, se servaient pour cette impression de la composition et des clichés de l'Agenda du

commerce.

Me Schayé, pour M. Gros, et Me Petitjean, pour M. Wittersheim, ont opposé à la demande l'exception de la chose jugée; ils soutenaient que la demande avait le même objet : la suppression de l'agenda de M. Gros, des dommages-intérêts et l'insertion dans les journaux; qu'elle avait lieu entre les mêmes parties et était fondée sur les mêmes causes,

Subsidiairement, ils se fondaient sur les motifs du jugement et de l'arrêt rendu en matière correctionnelle, pour établir qu'il n'y avait ni contrefaçon ni concurrence déloyale.

Mais le Tribunal, sur la plaidoirie de Ma Augustin Fréville, agréé de M, Rousset-Boucher, a rendu dans son audience du 4 août le jugement suivant ;

« Attendu qu'aux termes de l'article 1351 du Code Napoléon, pour qu'il y ait chose jugée, il faut que la demande soit fondée sur la même cause;

« Attendu que la plainte avait pour cause un délit de contrefaçon;

« Que la demande actuelle repose sur un fait de concurrence déloyale résultant principale ment de ce que les défendeurs se seraient servis, pour l'impression de leur agenda, de la composition et du cliché du demandeur;

1 Voir les nos 12 et 19.

« Rejette l'exception;

« Au ́fond, attendu qu'il résulte des débats et des renseignements recueillis par le Tribunal que le demandeur est propriétaire de la composition et des clichés qui servent au tableau des distances de Paris aux principales villes de France imprimé sur la couverture de ses agendas;

« Qu'il est constant que Wittersheim a fait usage de la composition et des clichés dont s'agit pour les agendas qu'il a imprimés pour le compte de Gros;

« Qu'il en est résulté pour le demandeur un préjudice dont il lui est dû réparation, et que le Tribunal, d'après les éléments d'appréciation qu'il possède, fixe à la somme de 200 fr.;

« Mais, attendu, à l'égard de Gros, qu'il n'est pas établi qu'il ait eu connaissance que Wittersheim faisait usage d'une composition et de clichés qui étaient la propriété du demandeur;que cela résulte notamment de ce qu'il a consenti à payer un prix plus élevé en raison de ce qu'il était chargé de frais de composition et de clichés; qu'il s'ensuit qu'il ne saurait être responsable du préjudice causé au demandeur;

<< Par ces motifs, déclare Rousset-Boucher non recevable dans sa demande contre Gros;

« Condamne Wittersheim à payer à RoussetBoucher, à titre de dommages-intérêts, la somme de 200 francs;

« Déclare Gros et Wittersheim mal fondés dans leur demande reconventionnelle, et condamne Wittersheim en tous les dépens. » (Gazette des Tribunaux.)

FAITS DIVERS.

On écrit de Francfort: « La fabrication du papier constitue une branche fort importante d'affaires en Allemagne. Dans une réunion récente, les fabricants de tous les Etatsgermaniques ont résolu d'augmenter d'une manière sensible le prix de leurs produits. L'opinion publique, et en particulier les éditeurs de journaux, se prononcent fortement contre de semblables coalitions, dont, en définitive, les fabriques étrangères ne pourront que profiter. Si les fabricants allemands mettent à exécution le tarif arrêté entre eux, les éditeurs de journaux en Allemagne se coaliseront à leur tour pour ne tirer que de l'étranger tout le papier à l'usage de leurs imprimeries. »> (Débats.)

Un nouveau bill de la législature de NewYork exempte de toute saisie les bibliothèqués privées des éditeurs, des auteurs et des ecclésiastiques. Il est bien qu'un ouvrier ne puisse jamais être dépouillé de ses outils.

(Le Monde illustrẻ.)

Le secrétaire-réducteur : TH. SOULICE.

Paris, imp. de Pillet ulls ainé, rue des Grands-Augustins, 5.

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CHRONIQUE

DU JOURNAL GÉNÉRAL

DE L'IMPRIMERIE ET DE LA LIBRAIRIE.

Sommaire : Conventions de poste entre la France et la Belgique. De la gravure: diverses espèces de cartes en usage aujourd'hui (suite).—Jurisprudence. Contrefaçon d'œuvres musicales. Faits divers.

CONVENTIONS DE POSTE.

CONVENTIONS DE POSTE CONCLUES ENTRE LA FRANCE
ET LA BELGIQUE.

Les conditions de l'échange des correspondances et des imprimés entre la France et la Belgique ont été réglées, savoir :

1° Par une convention de poste conclue le 3 novembre 1847, ratifiée le 2 décembre suivant et promulguée par ordonnance du roi du 9 du même mois, insérée au Bulletin des lois le 21 dudit mois, sous le n° 14017;

La taxe d'affranchissement des mêmes objets expédiés de Belgique pour les parages de la Méditerranée où la France possède des établissements de poste, et vice versa, est de dix centimes par feuille de trente décimètres carrés ou fraction de trente décimètres carrés. (Convention addit. du 27 avril 1849, art. 9, § 2.)

Elle est perçue d'après les dimensions réunies des feuillets existant dans chaque paquet portant une adresse particulière, à raison de dix centimes par feuille de trente décimètres carrés ou fraction de trente décimètres carrés. (Décret du 17 sept. 1849, art. 15.)

La taxe d'affranchissement des journaux, gazeftes et ouvrages périodiques expédiés de France ou d'Algérie pour la Belgique, est perçue, depuis le 1er octobre 1854, d'après les dimensions réunies des feuillets composant chaque numéro de journal, de gazette ou d'ouvrage périodique, sans égard au nombre ou au format de ces feuillets, à raison de dix centimes par soixante et douze décimètres carrés, ou fraction de soixante et douze décimètres carrés. (Décret du 22 sept. 1854, art. 1er.)

2o Par deux conventions additionnelles, la première du 27 avril 1849, ratifiée par la loi du 30 juillet 1849, insérée au Bulletin des lois le 16 août, sous le n° 1533; la seconde, du 16 août 1854, ratifiée le 6 septembre, et promulguée par un décret impérial du 9, inséré au Bulletin des lois du 15 du même mois, sous le n° 1938; 3o Par une ordonnance royale du 26 décembre 1847, rendue pour l'exécution de la convention du 3 novembre 1847, et insérée au Bulletin des lois du 18 janvier 1848, sous le n° 14136, et par deux décrets, l'un du 17 septembre 1849, rendu pour l'exécution de la convention addi-expédiés de Belgique pour les parages de la

tionnelle du 27 avril 1849, et inséré au Bulletin des lois du 22 du même mois, sous le n° 1601; l'autre, du 22 septembre 1854, rendu pour l'exécution de la convention additionnelle du 16 août précédent, et inséré au Bulletin des lois du 6 octobre suivant, sous le n° 1984.

Aux termes de ces diverses dispositions, La taxe d'affranchissement des livres brochés, brochures, papiers de musique, catalogues, prospectus, annonces et avis divers imprimés, lithographiés ou autographiés, expédiés de France et d'Algérie pour la Belgique, et vice versa, est de cinq centimes par feuille de trente décimètres carrés ou fraction de trente décimètres. (Convention additionnelle du 27 avril 1849, art. 8, § 2.)

Elle est perçue d'après les dimensions réunies des feuillets existant dans chaque paquet portant une adresse particulière. (Décret du 17 septembre 1849, art. 13.)

Chronique, 1857.

Il en est de même pour les journaux, gazettes et ouvrages périodiques expédiés de la Belgique pour la France ou l'Algérie. (Décret du 9 sept. 1854, art. 1er.)

La taxe d'affranchissement des mêmes objets

Méditerranée où la France possède des établis-
sements de poste, et vice versa, est de dix cen-
times pour chaque feuille ou fraction de feuille
de soixante décimètres carrés et au-dessous.
Cette taxe est augmentée de dix centimes pour
chaque trente décimètres ou fraction de trente
décimètres excédant. (Convention addit. du 27
avril 1849, art. 9, § 1er.)

Elle est perçue d'après les dimensions réunies
des feuillets composant chaque numéro de jour-
nal, de gazette ou d'ouvrage périodique, sans
égard au nombre ou au format de ces feuillets,
conformément au tarif suivant :

Jusqu'à soixante décimètres carrés inclusivement, dix centimes;

De soixante à quatre-vingt-dix décimètres car-
rés inclusivement, vingt centimes;

De quatre-vingt-dix à cent vingt décimètres
carrés inclusivement, trente centimes;
Et ainsi de suite, en ajoutant dix centimes

34.

pour chaque trente décimètres carrés ou fraction de trente décimètres carrés excédant (Décret du 17 sept. 1849, art. 14.)

Les journaux, gazettes, ouvrages périodiques, livres brochés, brochures, papiers de musique, catalogues, prospectus, annonces et avis divers imprimés, lithographiés ou autographiés, publiés en France, en Algérie et dans les parages de la Méditerranée où la France entretient des bureaux de poste, qui sont adressés en Belgique, et, réciproquement, les objets de même nature publiés dans le royaume de Belgique qui sont adressés en France, en Algérie et dans les parages de la Méditerranée où la France entretient des établissements de poste, doivent être affranchis de part et d'autre jusqu'à destination. (Convention addit. du 27 avril 1849, art. 7, et décret du 17 sept. 1849, art. 11.)

Il a été formellement convenu entre les parties contractantes que les journaux, gazettes et ouvrages périodiques que l'administration des postes de France et l'administration des postes de Belgique se livrent réciproquement, affranchis jusqu'à destination, ne peuvent, sous aucun prétexte et à quelque titre que ce soit. être frappés, dans le pays de destination, d'une taxe ou d'un droit quelconque à la charge des destinataires. (Décrets du 9 septembre 1854, art. 2, et du 22 septembre 1854, art. 2.)

Les journaux et gazettes publiés en France dans un rayon de quarante kilomètres de la frontière contiguë au territoire belge, à destination du royaume de Blgique, ainsi que les journaux et gazettes publiés en Belgique et qui sont adressés dans les lieux appartenant au rayon français susmentionné, sont assimilés aux journaux ou gazettes circulant dans l'intérieur du département où ils sont publiés, et ne supportent qu'une taxe de deux centimes par journal ou par gazette. (Ordonnance du 26 déc. 18'7, art. 10.)

Pour jouir des modérations de port ci-dessus mentionnées, les journaux et autres imprimés doivent être mis sous bandes, non reliés, et ne contenir aucune écriture, ni chiffre ou signe quelconque à la main, si ce n'est la date et la signature. Les journaux et autres imprimés qui ne réuniraient pas ces conditions seraient considérés comme lettres, et taxés en conséquence. (Convention addit. du 27 avril 1849, art. 10, et décret du 17 sept. 1849, art. 16.)

Les échantillons de marchandises que l'administration des postes de France et l'administration des postes de Belgique se transmettent réciproquement, sont considérés, depuis le 1er octobre 1849, comme lettres, et taxés en conséquence. (Décret du 17 sept. 1849, art. 8.)

Les journaux et autres imprimés expédiés de la France et de l'Algérie pour la Belgique, et vice versà, ne sont reçus et distribués par les bureaux dépendant de l'administration des postes de France qu'autant qu'il a été satisfait

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à leur égard aux lois, ordonnances ou arrêtés qui fixent les conditions de leur publication et de leur circulation en France. (Convention du 3 novembre 1847, art. 67, ordonnance du 26 décembre 1847, art 11, et décret du 17 septembre 1849, art. 17.)

Les administrations de postes de France et de Belgique n'admettent à la destination de l'un des deux pays aucune lettre, même chargée, ou paquet qui contiendrait, soit de l'or ou de l'argent monnayé, soit des bijoux ou effets précieux, ou tout autre objet prohibé ou passible des droits de douane. (Convention du 3 novembre 1847, art. 77 et ordonnance du 26 décembre 1847, art. 12.)

Il en est de même des bureaux dépendant des postes de France. (Décret du 17 septembre 1849, art 21.)

Les échantillons de marchandises, journaux, gazettes, ouvrages périodiques et imprimés de toute nature, échangés entre les deux administrations des postes de France et de Belgique, qui tombent en rebut pour quelque cause que ce soit, sont renvoyés de part et d'autre à la fin de chaque mois, et plus souvent, si faire se peut. (Convention du 3 nov. 1847, art. 74.)

Ceux des objets ci-dessus mentionnés qui ont été mal adressés ou mal dirigés sont renvoyés réciproquement sans aucun délai. (Ibid.)

Les journaux et autres imprimés originaires du royaume de Belgique ou du royaume des Pays-Bas, à la destination de pays auxquels la France sert d'intermédiaire, et réciproquement de ces pays pour le royaume de Belgique ou pour le royaume des Pays-Bas, sont transportés par transit en dépêches closes par l'administration des postes de France aux conditions ci-après, savoir:

ORIGINE OU DESTINATION DES IMPRIMÉS.

Taxe à percevoir.

02

Royaume uni de la Grande-Bretagne et
d'Irlande; colonies et possessions an-
glaises transatlantiques; par journal. 01 c.
Royaume de Bavière, par journal ou
par feuille d'imprimés...
Grand-duché de Bade, par journal ou
par feuille d'imprimés...
Etats desservis directement par les pos-
tes de la Tour et Taxis, et Etats aux-
quels lesdites postes servent d'inter-
médiaire, par journal ou par feuille
d'imprimés...

Cantons de la Confédération suisse, par
journal ou par feuille d'imprimés..
Royaume de Sardaigne, par journal ou
par feuille d'imprimés.
Espagne et pays auxquels l'Espagne sert
d'intermédiaire, par journal ou par
feuille d'imprimés..
Royaume des Pays-Bas, par journal ou
par feuille d'imprimés.

02

02

05

05

01

(Ibid., art. 58 et 59.)

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