Le gradus français, ou Dictionnaire de la langue poetique: précédé d'un nouveau traité de la versification française et suivi d'un nouveau dictionnaire des rimes ...

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A. Johanneau, 1822 - 1204 pàgines
 

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Pàgina 613 - Telle qu'une bergère, au plus beau jour de fête, De superbes rubis ne charge point sa tête, Et, sans mêler à l'or l'éclat des diamants, Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements; Telle, aimable en son air, mais humble dans son style, Doit éclater sans pompe une élégante Idylle.
Pàgina 245 - Trente moutons pour un baiser. Le lendemain, nouvelle affaire : Pour le berger le troc fut bon ; Car il obtint de la bergère Trente baisers pour un mouton. Le lendemain, Philis, plus tendre, Craignant de déplaire au berger, Fut trop heureuse de lui rendre Trente moutons pour un baiser.
Pàgina 56 - La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos Rois. De murmurer contre elle et perdre patience II est mal à propos ; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.
Pàgina 151 - Si vous voulez que j'aime encore, Rendez-moi l'âge des amours : Au crépuscule de mes jours Rejoignez, s'il se peut, l'aurore. Des beaux lieux où le dieu du vin Avec l'amour tient son empire, Le temps, qui me prend par la main, M'avertit que je me retire. De son inflexible rigueur Tirons au moins quelque avantage. Qui n'a pas l'esprit de son âge, De son âge a tout le malheur.
Pàgina 611 - Paris : la mort sans résistance Couvrit en un moment la face de la France. Quand un roi veut le crime, il est trop obéi! Par cent mille assassins son courroux fut servi; Et des fleuves français les eaux ensanglantées Ne portaient que des morts aux mers épouvantées 1.
Pàgina 484 - Vous ne démentez point une Race funeste. Oui, vous êtes le sang d'Atrée et de Thyeste. Bourreau de votre Fille, il ne vous reste enfin Que d'en faire à sa Mère un horrible festin.
Pàgina 527 - On sait qu'elle est charmante, et de si belles mains Semblent vous demander l'empire des humains ; Elle a même, dit-on, le cœur d'une Romaine ; Elle a mille vertus ; mais, seigneur, elle est reine.
Pàgina 575 - Véritablement hommes, Et meurent comme nous. Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière Que cette majesté si pompeuse et si fière, Dont l'éclat orgueilleux étonnait l'univers; Et, dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines Font encore les vaines, Ils sont mangés des vers.
Pàgina 261 - Je vous l'ai dit, l'amour a deux carquois : L'un est rempli de ces traits tout de flamme, Dont la douceur porte la paix dans l'âme, Qui rend plus purs nos goûts, nos sentiments...
Pàgina 258 - De l'oiseau qui fend les mers, Ou de la flèche rapide Qui, loin de l'œil qui la guide, Cherche l'oiseau dans les airs. De la Sagesse immortelle La voix tonne et nous instruit...

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